Inovia a récemment mené une délégation canadienne de six jours en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, une étape cruciale dans le renforcement des liens entre l’écosystème technologique canadien et deux des pôles d’innovation les plus dynamiques au monde.
Au-delà de la mise en valeur de nos atouts en matière d’IA, de technologie quantique et de technologies de pointe, cette mission visait à forger des partenariats durables et à positionner le Canada comme un partenaire mondial de confiance en matière d’innovation. Mais ce qui va se passer ensuite sera encore plus important : les relations établies lors de ce voyage ne sont qu’un début, et c’est en les entretenant au fil du temps que leur impact durable et leur importance économique seront déterminés.
Bien que nous ayons commencé à planifier cette mission il y a près d’un an, le moment n’aurait pas pu être mieux choisi. Compte tenu de l’évolution rapide du paysage géopolitique, il est plus important que jamais pour les Canadiens d’élargir leurs horizons, de jeter des ponts vers de nouveaux marchés et d’établir des partenariats à long terme. De plus, la question de l’IA souveraine et de l’infrastructure numérique fait désormais partie des priorités communes de nos pays.
Pour orienter nos efforts, nous nous sommes concentrés sur trois priorités claires :
- Positionner le leadership du Canada. Mettre en avant les atouts du pays en matière d’IA, de technologie quantique et d’innovation auprès des décideurs de haut niveau des écosystèmes de Riyad, d’Abou Dhabi et de Dubaï, en établissant des relations commerciales solides.
- Catalyser les investissements et les partenariats. Engager les dirigeants gouvernementaux, les chefs d’entreprise et les investisseurs à explorer des possibilités de collaboration pratiques et des opportunités de co-investissement uniques.
- Assurer l’alignement stratégique. Renforcer le rôle du Canada en tant que partenaire de confiance dans les ambitieux programmes de transformation de la région, de Vision 2030 en Arabie saoudite à We the UAE 2031.
Un véritable effort d’Équipe Canada
Cette délégation a été constituée en étroite collaboration avec l’ambassade du Canada en Arabie saoudite, l’ambassade du Canada aux Émirats arabes unis (EAU) et le consulat général du Canada aux EAU à Dubaï, ainsi qu’avec l’ambassade royale d’Arabie saoudite au Canada, l’ambassade des Émirats arabes unis au Canada, ainsi que le Conseil commercial Canada-Arabie saoudite (CSBC) et le Conseil commercial Canada-EAU (CUBC), qui ont tous joué un rôle déterminant dans l’élaboration du programme et la garantie de son succès.
Au cours des derniers mois, nous avons assemblé une délégation qui reflète véritablement l’ensemble de l’écosystème d’innovation du Canada, de la recherche au capital en passant par la commercialisation. Elle comprenait certains des champions technologiques les plus ambitieux de notre pays, tels que AppDirect, Cohere, Flare, Kepler Communications, Lumeto, Miovision, Novisto, Photonic, RodeoFX, Theory+Practice, Vital Bio et WorkJam, dont plusieurs font partie du portefeuille d’Inovia.
À leurs côtés se trouvaient Amii et Mila, deux des principaux instituts de recherche en IA du Canada, ainsi que NorthGuide, Augur, Garage Capital, Intrepid Growth Partners et BMO Capital Markets. Patrick Pichette, Steve Woods, Claire Glossop Irani et Marc Ghobriel m’ont accompagné au nom d’Inovia. Ensemble, nous avons incarné le véritable esprit d’Équipe Canada, réunissant le gouvernement, la recherche, le capital et l’innovation autour d’une mission commune : renforcer la présence de notre pays sur la scène internationale.

Sur le terrain à Riyad, Abu Dhabi et Dubaï
Pendant six jours, nous avons rencontré des acteurs clés à Riyad, Abu Dhabi et Dubaï. En Arabie saoudite, nous avons collaboré avec les ministères des Communications et des Technologies de l’information, de l’Énergie et de l’Investissement, l’Autorité pour la recherche, le développement et l’innovation, ainsi qu’avec Aramco Ventures, HUMAIN, Sanabil, SDAIA et The Garage. Nous avons également été accueillis par The Althari Group, Khwarizmi Holding et Outliers VC, dont l’hospitalité a ajouté une réelle profondeur à notre expérience. Aux Émirats arabes unis, nous avons rencontré ADIA, ADQ, la Chambre de commerce de Dubaï, la Dubai Future Foundation, Global Ventures, Hub71, ICD, MBZUAI, Mubadala, Mubadala Capital et VentureOne/AI71.
Nos discussions ont reflété un intérêt sincère et une forte convergence, signe clair que l’appétit pour un partenariat avec le Canada est réel et croissant. Nous avons veillé à conclure chaque réunion avec une idée claire de la manière de collaborer, que ce soit par le biais d’accords commerciaux, de projets pilotes ou d’opportunités de co-investissement, et avec la clarté réglementaire nécessaire pour que les choses se concrétisent des deux côtés.
À la fin de la semaine, la délégation avait déjà suscité dix nouvelles opportunités commerciales, deux invitations à prendre la parole lors d’événements majeurs à venir et une proposition d’investissement, un résultat sans précédent pour une première visite. Nous laisserons les organisations participantes vous en dire plus sur ces développements dans les mois à venir, mais on peut affirmer que le momentum est clairement lancé et que nous avons reçu un soutien important.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’énergie et la clarté de la vision de la région, en particulier en matière d’intelligence artificielle. Les conversations avec les dirigeants des secteurs public et privé ont révélé non seulement leur ambition, mais aussi leur profonde compréhension des possibilités offertes par l’IA. Comme l’a déclaré Nick Frosst, cofondateur de Cohere, à Arab News, c’est « une période dynamique et passionnante pour la région », avec une vision claire de ce que l’IA peut accomplir, et une conviction qui s’est reflétée dans toutes les réunions que nous avons tenues.

Quels enseignements le Canada peut-il en tirer ?
Au-delà des premiers succès commerciaux, notre parcours nous a également appris de précieuses leçons sur la région, des leçons que le Canada doit prendre à cœur s’il souhaite approfondir ses liens avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, et peut-être même s’en inspirer pour son propre parcours.
- Rapidité et ambition : dès le premier jour, il était clair que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis fonctionnent à un rythme que de nombreux systèmes occidentaux ont du mal à suivre. Une exécution audacieuse et rapide est la norme, et non l’exception.
- Innovation menée par le gouvernement : Dans les deux pays, les institutions publiques ne se contentent pas de réglementer ou d’investir, elles architecturent l’écosystème technologique. Elles sont des acteurs actifs qui élaborent des stratégies, construisent des infrastructures et réunissent les parties prenantes.
- Capital à double mandat : les investissements dans la région sont rarement purement financiers. De nombreux fonds équilibrent les rendements économiques et les objectifs de développement national, en intégrant l’ambition, la souveraineté et l’impact social.
- Talents, démographie et ouverture : la main-d’œuvre est non seulement jeune et dynamique, mais aussi remarquablement bien formée et connectée à l’échelle mondiale. En Arabie saoudite, environ 71 % de la population a moins de 35 ans, tandis qu’aux Émirats arabes unis, les jeunes représentent déjà plus de la moitié de la main-d’œuvre, un avantage démographique que de nombreux délégués ont souligné. Ce dynamisme est encore renforcé par de solides programmes gouvernementaux axés sur les compétences numériques, l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes.
Dans l’ensemble, les délégués ont souligné l’ouverture, le dynamisme et la volonté de prendre des risques de la région, des qualités qui favorisent fortement la collaboration.

Tirer parti du momentum
La délégation canadienne pour l’innovation a constitué une étape fondamentale vers une collaboration plus approfondie entre le Canada, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Son impact est déjà tangible : nouvelles discussions commerciales, visites de suivi et sentiment croissant d’un objectif commun.
Pour Inovia, il s’agissait plus qu’une simple étape importante : c’était notre quatrième visite dans la région du CCG dans le cadre d’une initiative qui a commencé il y a un an. Et cela continue : notre collègue Claire Glossop Irani a récemment rejoint le ministre de l’IA Evan Solomon au GITEX 2025 à Dubaï, où elle a participé à une table ronde sur le renforcement de la coopération entre le Canada et les Émirats arabes unis dans le domaine de l’intelligence artificielle et de l’innovation numérique. Plus tard ce mois-ci, je retournerai également à Riyad pour une table ronde avec des investisseurs internationaux lors de la 9e édition du FII.

Perspectives d’avenir
Plus tôt cette semaine, le gouvernement du Canada a signé un protocole d’entente avec Invest UAE, une initiative du ministère de l’Investissement, afin d’explorer les possibilités de collaboration dans le domaine des infrastructures numériques, en mettant particulièrement l’accent sur le développement de l’intelligence artificielle et des centres de données. L’accord vise à favoriser l’innovation conjointe par l’échange d’expertise et de connaissances techniques, à soutenir de nouveaux projets d’investissement dans les secteurs des technologies de pointe et à faciliter la circulation de l’information conformément aux meilleures pratiques internationales.
Nous sommes très enthousiastes à propos de cette étape importante, qui témoigne de l’alignement croissant entre le Canada et la région dans la promotion de l’innovation, du développement durable et de l’économie numérique. Elle reflète un engagement commun à renforcer les partenariats et à stimuler les investissements dans les technologies émergentes. Nous anticipons qu’il s’agira de la première d’une série d’annonces au cours des prochains mois, alors que les deux pays continueront d’approfondir leur collaboration.
Du côté d’Inovia, notre équipe reste déterminée à mettre en relation les champions canadiens de la technologie avec des partenaires de la région, dans la continuité de l’esprit d’Équipe Canada qui a caractérisé cette première délégation dès le début. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis montrent ce qu’il est possible de réaliser lorsque l’ambition, le capital et la vision sont alignés. L’occasion est là, maintenant, pour le Canada !
Chez Inovia, notre objectif était de relier les écosystèmes et de forger des partenariats durables, et à cet égard, nous pouvons affirmer avec confiance que cette première étape est un succès. Mais ce n’est que le début. Le prochain chapitre du Canada sur la scène mondiale dépendra de notre capacité à tous (fondateurs, investisseurs et décideurs politiques) à continuer de penser avec audace, d’agir collectivement et de montrer au monde ce que l’innovation canadienne peut accomplir lorsqu’elle dépasse ses frontières.
Si cette première délégation avait pour objectif de jeter des ponts et de prouver que le Canada a sa place parmi les leaders mondiaux de l’inn