Vous construisez. Nous livrons.

Donner aux détaillants la capacité logistique pour faire face à la concurrence du commerce électronique

Le virage numérique du commerce de détail qui s’opère depuis une dizaine d’années permet aux détaillants d’accroître leurs marges, d’élargir leur bassin de clients et de comprendre leurs besoins par des moyens de plus en plus poussés. Or, cette transformation subite des habitudes d’achat des consommateurs a pris de court certaines grandes chaînes nord-américaines, coincées dans leur modèle dépassé.

Dotées d’une structure de points de vente physiques, la plupart des grandes surfaces n’ont tout simplement pas la capacité logistique et opérationnelle pour faire de la vente en ligne. L’industrie a pourtant essayé de se réinventer, mais dans bien des cas, le développement de la capacité requise pour offrir une véritable expérience de magasinage en ligne a nécessité plus de temps et d’argent que prévu. Cette fracture numérique a creusé un fossé abyssal entre les détaillants traditionnels et les géants du Web. Par exemple, pendant qu’Amazon se taillait une place parmi les plus grandes sociétés des États-Unis, de nombreux fleurons américains comme Sears et Toys R Us rendaient leur dernier souffle.

Il faut dire que les détaillants traditionnels n’ont pas tous les atouts pour répondre aux besoins du consommateur d’aujourd’hui, qui veut avoir accès à une gamme infinie de produits livrables en quelques heures. Mais surtout, ils ne savent pas comment gérer un modèle logistique profitable. La logistique englobe une multitude d’aspects, qu’il s’agisse de planifier les stocks pour répondre à la demande en ligne, de garder les bons articles dans des entrepôts situés stratégiquement ou de livrer rapidement les commandes aux clients. La majorité des détaillants physiques gèrent leurs stocks dans d’immenses centres de distribution situés à l’extérieur des grands centres et ne livrent que des commandes groupées dans leurs magasins selon un calendrier prédéterminé. Il leur manque le « savoir-faire » logistique et l’infrastructure pour livrer les commandes à domicile, ce qui rend leur modèle de commerce électronique peu attrayant.

Heureusement, les innovations logistiques se sont multipliées ces dernières années, ce qui a aidé les détaillants à faire face à la concurrence en ligne. Cette vague d’innovation a d’abord profité aux épiceries et aux services de livraison alimentaire. Des entreprises comme Instacart et Postmates ont permis aux chaînes d’alimentation de participer à l’économie numérique, en externalisant leurs activités logistiques. Instacart s’occupe de tout ce volet, de la gestion des camions et des conducteurs à la livraison.

La filière logistique de chaque industrie est unique, complexe et sophistiquée. Les épiceries sont confrontées à plusieurs défis (sélection de fruits et légumes de qualité, réfrigération des denrées périssables, etc.), alors que du côté de la restauration, ce sont les délais de livraison et les flottes de vélos dans les centres-villes qui causent des maux de tête. Étant donné ces particularités et le fait que chaque secteur est un marché d’envergure, nous croyons que des entreprises de logistique verront le jour dans divers marchés verticaux sans qu’un géant horizontal ressorte du lot.

Aux États-Unis seulement, les matériaux de construction représentent une industrie de 400 G$. C’est aussi un secteur qui peine à entreprendre le virage numérique. Même s’ils accaparent la part de lion de ce marché, les détaillants comme Home Depot et Lowes ont de la difficulté à gérer efficacement leurs ventes en ligne. Les entrepreneurs vont chercher tous les jours du matériel dans les grandes surfaces à proximité de leurs chantiers. La taille et le poids des articles commandés (bois de charpente, cloison sèche, etc.) nécessitent de gros camions de livraison et du personnel assez fort pour les charger et les décharger. Il faut aussi de grands entrepôts où la température est contrôlée pour préserver la qualité des produits. Le vif engouement des consommateurs pour la livraison n’a pas atteint le domaine de la construction, les deux gros joueurs n’ayant toujours pas su tirer leur épingle du jeu en matière de logistique. Il s’agit donc d’une occasion en or pour un fondateur d’expérience prêt à investir ce créneau.

Nous croyons qu’Eamonn O’Rourke a la vision et l’ambition nécessaires pour propulser la vente au détail de matériaux de construction dans une nouvelle ère. Ayant passé sa vie sur les chantiers, Eamonn a bâti des maisons, géré des chantiers et dirigé des ouvriers en Irlande, en Californie et au Canada. Il s’est plus souvent qu’à son tour rendu dans les grandes surfaces pour acheter le matériel dont il avait besoin. Il a donc décidé de s’attaquer au problème de logistique du marché des matériaux de construction en fondant RenoRun. Peu de temps après, l’ex-entrepreneur et guru opérationnel de McKinsey, Dan Schacter, s’est joint à l’aventure, et les deux partenaires ont mis au point la machine logistique la plus efficace du secteur.

Nous annonçons aujourd’hui un investissement de série A dans RenoRun. Nous sommes déterminés à transformer complètement la gestion logistique du marché des matériaux de construction en collaboration avec la formidable équipe de RenoRun. En plus de gérer une flotte de véhicules de livraison, RenoRun emploie des préparateurs de commandes et des conducteurs qui sélectionnent et livrent des matériaux de première qualité sur les chantiers en moins de deux heures. Ce service révolutionnaire fait entrer l’industrie dans l’ère du commerce électronique et permet aux entrepreneurs de passer plus de temps sur les chantiers!